Publié par : Philippe Nantermod | décembre 22, 2009

L’intégration sociale passe par l’activité

Voilà 8 ans que Winterthur a initié une nouvelle politique en matière d’aide sociale : l’intégration par le travail. Le modèle développé vise à freiner l’augmentation du nombre de bénéficiaires de l’aide sociale.

Le fonctionnement est simple. Durant le mois qui suit le début des prestations, s’il est apte au travail et en âge de le faire,  le demandeur est tenu d’œuvrer pour la collectivité, dans une activité tenant compte de ses compétences dans la mesure du possible.

L’objectif de la mesure consiste à empêcher à un citoyen actif de se retrouver  à l’écart de la société, par l’exercice quotidien d’une activité professionnelle. Parallèlement, il permet de lutter efficacement contre la pratique qui consiste à exercer une activité non déclarée complétée illégalement par l’aide sociale. Les résultats de la mesure sont impressionnants : en 2007, sur 310 demandeurs de l’aide sociale astreints au programme, seulement 172 étaient admis à l’aide sociale après un mois, soit une diminution de 45 %. Question finances, les charges du projet (salariales, organisationnelles) sont largement compensées : chaque franc investi a permis 4 francs d’économies. Ajoutons que 80% des intéressés ont considéré a posteriori que le caractère obligatoire du projet était une bonne chose.

Le succès de la mesure est tel que plusieurs autres villes alémaniques s’y sont mises, à commencer par Zürich et Lucerne. En Suisse romande – où les cantons sont compétents en matière d’assistance sociale –  le Canton de Berne a décidé de donner suite à une intervention parlementaire allant dans le même sens et une motion a été déposée dans le canton de Vaud.

J’aurai prochainement la chance de défendre une initiative parlementaire du PLR qui propose de reprendre ce programme. Etre intégré dans notre société, c’est avant tout rester actif, en Valais aussi.

Publié dans le Nouvelliste, le 22 décembre 2009

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Responses

  1. Monsieur,

    Mon employeur victime de la crise ayant réduit mon contrat de travail à 50% sans qu’il me soit possible de toucher une compensation, je me tiens à votre entière disposition pour « œuvrer dans une activité tenant compte de mes compétences ». Actuellement responsable de la communication pour une petite entreprise, je serai heureux de vous offrir mes services pour, entre autres, me permettre de rester « intégré dans notre société par le travail » et éviter ainsi de devoir m’adresser au CSR pour conserver mon modeste logement.

    Dans l’intervalle de vous lire par émail et avec mes cordiales salutations.

    • Cher Monsieur,

      Mon initiative parlementaire concerne uniquement l’assistance sociale. Lors d’un licenciement ou d’une diminution du temps de travail, il y a tout un panel de mesures proposées par l’Assurance-chômage qui n’est pas concernée par mon initiative parlementaire.

      Meilleures salutations

      Philippe Nantermod

  2. Monsieur Nantermod,

    Bonjour, bonsoir

    Je découvres votre existence sur le blog signature où vous participez au débat lancé par mme lamon au sujet de l’adoption pour les couples homosexuels : http://signature.rsr.ch/?p=942

    Grâce à internet, en quelques clicks je peux facilement prendre connaissance de vos activité politiques.

    Je crois en la jeunesse. J’aime son dynamisme, sa créativité principalement lorsqu’elle est inspirée par une innocence qu’elle a su préserver, ce qui implique qu’elle a également du coeur, de la compassion et de la sagesse, entre autre.

    Je ne sais pas si ces qualités sont vôtres. Je le souhaites, c’est tout. Vous saurez, par vos interventions, vos actes et par le fruit de votre travail montrer très vite vos qualités ou vos faiblesses, comme tout un chacun d’ailleurs.

    Pour en revenir à votre billet, où vous parlez d’intégration. Vous semblez dire, que celui qui travail est intégré. Pourtant, il me semble que de nombreuses personnes qui travaillent dans notre société, ne sont pas intégrées pour autant. Les différences de cultures, de couleurs, de religions, de taille, de poids, de physique sont autant d’obstacles à l’intégration des personnes.

    je comprend bien l’idée et l’initiative de Winterthur et c’est juste génial si cela fonctionne pour les deux arguments donnés.

    Mais, et c’est là où je souhaiterais m’entretenir ou disons avoir une conversation icelieu, – (j’aime moins le mot débat, ça tourne vite au naufrage comme on a pu le voir sur signature) – que proposeriez-vous pour que tout un chacun soit intégré dans la société, malgré ses différences ?

    Mon père, très à droite, dit toujours que c’est à l' »autre » de s’intégrer, pensant en fait, que l' »autre » doit laisser tomber sa culture et ses valeurs, voir son accent, faire tout comme « nous » et on verra si on peut l’intégrer.

    Cuisinier par passion, lorsque j’intègre du beurre par exemple dans une réduction, et la réduction et le beurre s’enrichissent mutuellement et, une fois l’intégration terminée, on ne distingue plus la réduction ou le beurre, les deux forment une entité; une sauce fine, brillante, onctueuse dont tout le monde se régal.

    Pour moi, ça c’est une intégration.

    Comment faire, que faire, quel exemple donner pour que les personnes étrangères que nous accueillons dans notre pays puissent être intégrées aussi bien ?

    Avez-vous des projets pour cet authentique problème de société qui touche bien plus que des minorités

    • Cher Monsieur,

      Merci pour vos encouragements et pour votre message auquel je vais tâcher de répondre au mieux.

      Je veux parler dans mon message de l’intégration vraiment de base, en société. Il y a malheureusement trop de personnes qui se déconnectent du marché du travail et par ricochet du milieu social dans lequel l’homme vit. Les relations professionnelles sont un excellent moyen de ne pas être seul et d’être intégré dans ce sens.

      Si j’approuve l’idée que l’intégration est le fait de celui qui s’intègre, cela ne peut se faire que dans une société qui se montre capable de dépasser les clichés et les préjugés. S’intégrer dans un milieu fermé n’est pas une chose aisée, et préparer les citoyens à vivre dans un monde multiculturel est du ressort de l’Etat.

      Winterthur a montré que pour sortir quelqu’un du cercle vicieux de l’assistanat étatique, il fallait à un moment donner ne pas mettre sur pied des concepts d’intégration, mais replacer directement ces personnes sur le terrain, à un boulot. Et ça a marché.

      Pour les autres projets, je vous invite à lire mon postulat sur les cours d’Histoire qui répond peut-être aussi à cette question du besoin d’apprendre à mieux connaître notre monde, même celui qui dépasse les frontières de nos cantons.

      Meilleures salutations

      Philippe Nantermod

      • Merci pour votre réponse et joyeux Noël à vous,

        Vous dites: « Si j’approuve l’idée que l’intégration est le fait de celui qui s’intègre, cela ne peut se faire que dans une société qui se montre capable de dépasser les clichés et les préjugés. »

        Avez-vous une vision particulière pour amener les Suisses à dépasser clichés et préjugés ?

        Il faudra aussi que cela fasse partie *intégrante* de l’éducation

        Vous ajoutez : « S’intégrer dans un milieu fermé n’est pas une chose aisée, et préparer les citoyens à vivre dans un monde multiculturel est du ressort de l’Etat. »

        Comment l’Etat pourrait préparer les citoyens à vivre dans un monde multiculturel si les politiciens qui le forme (l’état) n’ont pas cette qualité en eux-mêmes ? Je n’ai guère entendu de message poussant les gens à se dépasser sur ce sujet de la part de nos politiciens.

        C’est pourquoi j’attend beaucoup de la jeunesse. Et j’ai hâte d’entendre celle-ci se positionner à ce sujet, car tôt ou tard, je devrais donner ma voix à l’un d’entre eux et je ne voudrais pas me tromper.

        Etes-vous cette jeune relève qui va bouleverser la conscience des gens afin de les pousser vers le haut spirituellement cela va s’en dire ? C’est de ceci dont nous avons besoin. De spiritualité. Assez de théorie, de connaissance livresque, de beaux discours et d’idées qui ne peuvent satisfaire l’ensemble des gens ainsi que des solutions qui compliquent l’existence des gens et de ces lois édictées sans coeur.

        Permettez-moi en ce jour de Noël d’évoquer ce sujet.

        Bonnes fêtes,
        Sincèrement,
        Serjirao

  3. Enfin un signal encourageant d’un vieux PDC de vieille souche. Mais merci de ne pas oublier les vieux ! A près de 60 ans, après avoir passé plusieurs affaires à la BCVs et avoir été assassiné par l’affaire Dorsaz, je pense ne pas être totalement inapte à servir la société. Mais que deviennent mes compétences à force d’être condamné à l’inactivité après avoir tout tenté pour refaire surface ? Un travail d’intérêt public, sans prétention salariale aucune, c’est quelque chose à laquelle j’adhére mais difficile à croire que c’est possible. L’usure de temps, sans doute.

    Amitiés et persévérez.

    • Quand vous parlez de l’usure du temps, vous voulez dire au niveau physique ou parlez-vous de la perte de motivation… ?

      Je crois que chacun à quelque chose à apporter à notre société, le contraire serait tout de même assez dommage.

      Je vous souhaite un joyeux Noël et une bonne année 2010.

      Cordialement.

  4. @serjirao.
    Une société capable d’intégrer et une société éduquée, qui connaît le monde par delà ses propres frontières et sa propre époque.

    Je réitère: lisez mon postulat sur l’Histoire à l’école. Je propose que les jeunes Valaisans apprennent l’Histoire de notre monde avant celle préhistorique, pour mieux saisir les enjeux qui sont les nôtres.

    Comment comprendre les problèmes des banlieues françaises si le terme « colonisation » ne vous dit rien ? Comment comprendre l’élargissement de l’UE à l’Est si l’on ignore ce qu’a été l’URSS…

    En vous souhaitant d’excellentes fêtes, recevez mes meilleures salutations.

    Philippe Nantermod

  5. Bonjour Philippe,

    Merci pour votre réponse. Elle me laisse un peu sur ma faim et Dieu sait si j’ai bon appétit 😀 !

    A moins que votre réponse à ma question, je me cites : « Avez-vous une vision particulière pour amener les Suisses à dépasser clichés et préjugés ? » se résume à votre postulat – que j’ai lu, n’ayez aucun doute à ce sujet, car je m’intéresse à ce que vous dites.

    Croyez-vous vraiment que la connaissance livresque – lorsqu’on sait à quel point l’être humain peu ‘interpréter’ les écris – soit *la* réponse au mal qui divise notre société. Mal qui s’étend entre de la simple ignorance de l’autre jusqu’à la xénophobie la plus dure, en passant par la peur et l’égoïsme ?

    Cependant, j’adhère avec vous pour rehausser le niveau des enseignements scolaires. Mais à mon humble avis, cela ne changera pas grand chose à la capacité des habitants de la Suisse, quel que soit son origine, à ouvrir son coeur pour ses voisins.

    Et ma question était de savoir si vous avez réfléchis à ce sujet et si vous avez une vision particulière, une idée, une suggestion à proposer à ce sujet ?

    Car tant que nous ne nous apprécierons pas, tant que nous serons divisés, notre pays ne pourra avancer.

    Et imaginez l’humble fierté que la Suisse pourra ressentir, d’être le premier pays qui à réussis, dans son petit microcosme, à faire que les gens s’apprécient entre eux dans le plus total respect des différences au point où, chacun intègre l’autre.

    Qui, en politique, donnera l’exemple et diffusera le bon message ?

    Je vous souhaites une agréable journée pleine d’inspiration.

    Amicalement,
    Serjirao

  6. Bonjour Serjirao,

    Toujours en avance dans mes réponses, la nouvelle année ne me réussit pas 🙂

    Je crois que la question de l’intégration, du côté de l’intégrant, passe par l’éducation.

    Mon postulat concernant les cours d’Histoire n’est qu’un exemple parmi d’autres. Je pense que l’on intégrera mieux en comprenant mieux l’autre et le reste du monde. Et cela, seulement à condition de l’apprendre.

    Aussi, je suis persuadé qu’une école qui forme non seulement les jeunes aux branches fondamentales (français, maths) mais aussi à la curiosité est essentielle. Je crois que les enseignants devraient davantage aborder l’actualité, pousser leurs élèves à s’intéresser à ce qui se passe chez nos voisins européens, au Moyen-Orient ou en Asie.

    J’ai eu la chance d’avoir des professeurs qui m’ont appris à m’engager, à m’intéresser. Et je crois que le programme scolaire joue un rôle important là-dedans.

    Quant à l’intégration, parlons-en aussi à l’interne, entre romands en alémaniques. Que dire des cantons qui privilégient désormais l’apprentissage de l’Anglais à celui du Français ? Que dire du fait que l’on sorte de 12 années d’apprentissage de l’Allemand avec une maturité mais une incapacité à communiquer.

    Ce sont des problèmes à soulever et je reste persuadé que le premier écueil à l’intégration est le manque de compréhension qui découle directement de l’ignorance. Ignorance que l’on ne peut combattre qu’avec un bon système de formation.

    Merci beaucoup, meilleures salutations et bonne année 2010 !

    Philippe Nantermod

  7. Cher Philippe,

    Permettez-moi de vous dire « cher » car plus nous dialoguons ensemble, plus je vous lis, plus je vous écoutes, plus je vous apprécies. Je ne cherche pas à vous flatter, vous n’en n’avez pas besoin, d’ailleurs ce n’est pas tant par le contenu de votre communication que vient cette appréciation, mais plus par votre personnalité. Je vais dès que possible, d’ailleurs, répondre à votre cordiale invitation ; « rencontrons-nous »

    J’en reviens au suite de ce billet. Votre réponse – dont l’attente était jointe à la compréhension que vous ne pouvez pas répondre de suite à tout – m’enthousiasme. Pour le reste soulevé dans mes réponses à ce billet, vous êtes sur la bonne voie politique puisque vous réussissez parfaitement à vous concentrer sur votre sujet et à éluder ceux que j’avances ;o)

    Bonne continuation, bonne voie sous vos pas
    Avec mes meilleurs messages
    Serjirao

  8. Alors, Cher Serjirao, je vous prend au mot ! J’attends votre proposition pour évoquer tout cela autour d’un café.

    Au plaisir, meilleures salutations,

    Philippe Nantermod

    • Ok, je me réjouis… \o/ mais Genève serait plus confortable étant très très loin de Lausanne, si d’aventure vous venez parfois dans la ville d’un des deux bouts du lac Léman. Mon prénom au service de mail google nous permettra de fignoler tout ça en privé si vous voulez bien, parce que ça devient gênant, tout le monde nous lis 🙂

  9. […] jamais en mal d’une initiative qui pourrait faire parler de lui, Philippe Nantermod, ce jeune et sémillant stagiaire au regard déjà vieux et triste, décide de s’attaquer […]

  10. Je crois que vous n’avez pas tout à fait compris l’optique de la démarche. L’intérêt de la mesure développée à Winterthur n’est pas de montrer du doigts quelques uns pour « lutter contre les abus », mais plutôt d’intégrer.

    Se retrouver à l’aide sociale est un échec, d’autant plus quand on a les moyens physiques d’être intégré. L’objectif du programme est de remettre ces gens à l’intérieur de notre société, celle où travailler est un des piliers de la sociabilisation.

    D’ailleurs, s’il avait vraiment été question de « punir » ces gens, je ne vois pas pourquoi on se limiterait à 1 mois. 30 jours, c’est à la foi court et long, ça permet de se relancer.

    Pour ce qui est du travail en dehors de l’aide sociale, le problème est simple: que l’on trouve un job d’appoint, pourquoi pas, et ma mesure le permet complètement. Mais l’aide sociale ne doit pas être là pour soutenir des employeurs peu scrupuleux qui paient leurs employés si mal que ceux-ci doivent faire appel à la collectivité pour tourner.

    L’aventure de Winterthur a été étudiée de prêt et les conclusions sont extrêmement positives, au point que Zurich, Lucerne et le canton de Berne s’y sont mis.
    Quel est le point commun des autorités de ces quatre collectivités ? Elles ont toutes une majorité de gauche (sauf Lucerne où c’est 50/50 + un indépendant).

    Je pensais que la gauche valaisanne avait à coeur d’intégrer les personnes qui se retrouvent à l’aide sociale, pas de les soutenir dans cette situation précaire et très malheureuse. Je me suis trompé. On entend souvent que le Valais a cinquante ans de retard dans un tas de domaine. Cela s’applique à merveille à nos idéologies « socialistes ».

  11. Cher Philippe, je dois avouer que je ne suis pas souvent en accord avec vos prises de position en règle générale. Cependant, permettez-moi, qui suis PDC, d’applaudir votre proposition.

    J’exerce un métier dans lequel il m’est souvent donné l’occasion de côtoyer des cabossés de la vie. Je ne souhaite pas donner de noms, mais lorsque je constate qu’un père de famille de ma commune touche une rente AI 100% pour des problèmes de dos incapacitants et qu’il se retrouve sur un chantier de chalet dans une station huppée, je tire franchement la moue. Je suis persuadé que plusieurs personnes pourraient nous parler de cas similaires dans leur entourage éloigné.

    J’en suis venu à découvrir votre blog par le biais du blog du kolkhoze sédunois sis au Grand-Pont.

    Ce triste blog se donne un côté humain en défendant les indigents d’une main et se gausse de la misère humaine de l’autre au travers d’une série de clips vidéos pseudo-humoristiques pathétiques.

    http://www.lagreu.ch/lemag/?page_id=2509

    Bien à vous et bonne continuation,

    Jean-François

    • Cher Jean-François,

      Merci beaucoup pour votre commentaire. Le débat fait encore et toujours rage sur le site de la Grenette, mais c’est aussi ça, la politique !

      Que plusieurs profitent d’un système, sans doute, il m’est néanmoins impossible de le quantifier. Toujours est-il que je crois dur comme fer qu’il vaut mieux pour tout le monde que l’on mette en place des mesures de contrôle plutôt que de laisser aller sous prétexte que les quelques cas coûtent moins cher que la surveillance…

      Au plaisir de vous relire, meilleures salutations,

      Philippe Nantermod

  12. Cher Monsieur Nantermod,
    Je n’ai en effet pas tout à fait compris le sens de votre démarche. Comme vous me le faisiez gentiment remarquer c’est certainement un socialisme d’un autre age qui m’empêche de voir dans la folle «aventure» de Winterthur les délices sociaux que vous nous promettez.
    Je vous trouve par contre un peu dur avec les cinquantes années de retard que vous m’octroyer. En effet, je n’en compte que quatorze depuis 1996, date de l’entrée en fonction de la loi actuelle qui régit l’aide sociale et l’intégration. Elle stipule dans son article 11 que, je cite: « La commune prend les mesures adéquates afin de favoriser l’intégration sociale et professionnelle des personnes domiciliées sur son territoire. A cet effet, la commune et la personne qui sollicite l’aide sociale peuvent conclure… un contrat d’insertion sociale.
    … la personne s’engage à participer à une activité d’utilité publique, à entreprendre une démarche de formation ou d’intégration professionnelle. Le contrat peut en outre comprendre toute autre disposition de nature à favoriser le recouvrement de l’autonomie.»
    En gros, si je ne m’abuse, c’est ce que vous proposez, non?
    Alors de deux choses l’une, Monsieur Nantermod, soit vous l’ignoriez et il serait préférable de changer d’orientation professionnelle (votre jeune age vous le permet) avant de finir prestataire de l’aide sociale, soit vous vous foutez éperdument de nos gueules et vous servez de la misère humaine pour faire un peu mousser votre aura médiatique ce qui est, permettez moi de vous le dire, à vomir.
    http://www.vs.ch/public/public_lois/fr/Pdf/850.100.pdf

    • Cher Alcazard,

      Le contrat d’intégration dont vous parlez n’a rien à voir avec la mesure que j’ai proposée, les deux ne sont pas incompatibles d’ailleurs (il n’a jamais été question d’en revenir). Celui-ci est une mesure sur le long terme pour réintégrer une personne davantage durablement à l’aide sociale que ceux qui sont directement sorti après un mois au plus à Winterthur – et bientôt en Valais je le souhaite.

      La proposition du PLR tient moins compte des aspirations professionnelles des demandeurs de l’aide sociale, elle cherche seulement à effectuer une première mesure de réinsertion radicale et efficace – comme l’expérience l’a démontré.

      Maintenant, si vous trouvez que ce qui a été testé avec un grand succès dans d’autres canton ne doit pas être repris chez nous pour la seule raison qu’elle ne s’adresse qu’à 250 personnes par année (pour Winterthur, il s’agit de 310) ou que nous avons déjà d’autres programmes, je trouve cela particulièrement dommage. C’est à partir de combien de pauvres hères inscrites à l’aide sociale que nous devrons nous poser la question de reprendre ce qui se généralise dans d’autres cantons ? 500 ? 1000 ? Et si plutôt que d’attendre, quand une mesure qui ne coûte rien et qui est efficace est disponible, pourquoi ne pas l’appliquer ?

      Je finirai par une statistique. 80% des personnes qui ont suivi le programme « Passage» de Winterthur ont déclaré a posteriori que le caractère obligatoire de la mesure était une bonne chose et s’était avéré finalement positif.

      Meilleures salutations.

      Philippe Nantermod

  13. Cher Monsieur Nantermod,
    Encore une fois, je ne critique pas ce magnifique projet (socialiste! Youpi, youpi…) que vous tentez brillamment d’importer en nos contrées mais vos motivations à le faire, la nécessite de le faire et les conséquences d’une telle action.
    Puisque vous avez la bonté de me donner des chiffres, regardons les de plus près voulez vous.
    A Winterthur, sur 100′000 habitant, la mesure touche selon vous, 310 personnes. Ce qui correspond à environ 0,3% de la population. Les mesures que vous préconisez ont réduit ce chiffre par deux, ce qui nous porte, si je ne me trompe à 0,15%.
    En Valais, pour une population de 300′000 habitants, votre initiative s’appliquerait à 250 cas. Ce qui nous fait… Attendez, je sort ma calculette… Ah, ces chiffres! Oh, mince: 0,08%!!! Déjà la moitié moins que Winterthur après les mesures!
    Est-ce à dire que les mesures déjà en place sont tout aussi efficaces que celle de nos camarades d’outre-Sarine? Est-ce parce qu’avant, à Winterthur, les exécutifs de droite n’avaient rien mis en place pour la réinsertion que cette mesure passe pour géniale là-bas?
    Puisqu’on est dans les chiffres, petit exercice supplémentaire: Combien de pour-cents de 310 personnes représentent 80% de la moitié? Non, pas 40% mais on s’approche…. 38,71%. Je vous le laisse à 39%. Ce qui fait que cette mesure ne convient pas à environ 190 personnes.
    Ce qui est surtout intéressant d’observer c’est que par cette mesure totalement inutile vous occupé le devant de la scène médiatique pour brasser de l’air. Ce ne serait pas trop grave si vous ne confortiez également par votre discours l’idée que les demandeurs d’aide sociale sont tous des feignants et des profiteurs, que se sont des merdes qui ont tout loupé et qu’un bon coup de pied au cul va les réveiller. C’est une idée dégoutante car, d’une part elle ne reflète pas la réalité et d’autre part, elle montre le mépris que vous avez pour tout ce qui n’est pas réussite sociale.
    Ce n’est pas tout de se dresser au conférence de presse de l’UDC pour les traiter de menteurs. Il faudrait voir aussi à ne pas utiliser systématiquement les mêmes méthodes qui veulent qu’un mensonge bien dit vaux mieux qu’une vérité mal dite.
    Gros becs.

  14. Evidemment, proposer une mesure pour essayer de mieux intégrer 250 personnes, c’est brasser de l’air.

    Répondez-moi, c’est à partir de combien de personnes à l’aide sociale qu’il faut commencer à s’activer ?

    Les villes connaissent des problèmes sociaux différents que les milieux ruraux, cela s’observer en matière d’aide sociale notamment. Logique qu’il y ait davantage de personnes à l’aide sociale à Winterthur que chez nous.

    De là à dire que proposer des remèdes qui ont l’air de marcher est inutile, je trouve cela un peu triste.

    Ha mais oui, en réalité, vous soutenez le fait que l’on vit dans une société dans laquelle on a le droit de choisir de ne pas travailler et de se faire entretenir par la collectivité, à savoir les autres… Je ne vois pas d’autre explication à votre opposition de principe à mon initiative parlementaire.

  15. Cher Monsieur Nantermod,
    Ainsi donc, selon vous, ces 250 personnes ont choisi de ne pas travailler et de se faire entretenir par la société? Je prend note, cela confirme se que je disais tout à l’heure. Je vous rappelle juste que l’aide sociale n’est pas un don mais un prêt.
    Le remède que vous préconisez, cher Monsieur Nantermod, s’il a été efficace à Winterthur, ce révèlera inutile ici puisqu’il est déjà en place. Mettre un pansement sur un plâtre ne va pas aider à la réduction de la fracture. Les moyens de réinsertion existent déjà. Votre travail de député n’est pas d’en créer de nouveau mais de faire en sorte que ceux déjà en vigueur soient appliqués. Si vous vous intéressez tant à l’épineux problème de la réinsertion sociale, ce qui est fort louable, il aurait sans doute fallut vous renseigner d’abord sur la situation qui prévaut actuellement en Valais. Dans le cas présent, ce sont les communes qui bloquent face à l’incroyable exigence de rémunérer (ne serait-ce que par le non remboursement de la dette contractée) ces travailleurs à bas prix.
    Je ne crois jamais avoir dit que 250 personnes ce n’était rien et qu’ils ne fallait rien faire pour elles.
    Ensuite, et pour finir, expliquez-moi, cher Monsieur Nantermod, je vous prie, pourquoi si les villes connaissent des problèmes sociaux différents des milieux ruraux, les remèdes proposés doivent être les même…
    Gros câlins

    • Ha non, c’est exactement le contraire. Je conclu de votre refus complet de voir les mesures de réinsertion mise en place que vous considérez que l’aide social est un droit à ne rien faire. Jamais je n’ai prétendu pareilles choses sur les personnes à l’aide sociale.
      Vous êtes aussi bon que Freysinger pour réécrire les paroles et les faits de vos adversaires.
      Le remède de Winterthur n’est pas en place ici. Le contrat de réinsertion n’a rien à voir avec ma proposition. Le contrat de réinsertion se fait sur le long terme, avec des options de formation, des postes bien davantage adapté à la personne, un encadrement et un suivi renforcé. Ma proposition est beaucoup plus radicale, simple et courte dans le temps. Elle permet dès le départ de régler la situation d’environ 50% des demandeurs de l’aide sociale.
      Quant à savoir quelle est la situation actuelle en Valais, ne vous inquiétez pas, j’ai fait mon travail et je me suis renseigné avant de déposer mon initiative parlementaire. J’ai aussi eu l’occasion de l’expérimenter par mon boulot.

      Enfin, à savoir si les remèdes doivent être différents, deux petites choses… nous avons quelques villes en Valais, de taille plus modeste, mais des villes quand même.
      Et je ne sais pas si les remèdes doivent être différents. Le principe d’une aide social existe à la campagne comme à la ville… Je ne vois pas tout à fait où se trouve le problème à tenter d’appliquer un Valais une solution qui a fait ses preuves ailleurs. Et si ça marche pas, on peut toujours en revenir.

  16. Cher Monsieur Nantermod,

    « Je conclu de votre refus complet de voir les mesures de réinsertion mise en place que vous considérez que l’aide social est un droit à ne rien faire.»

    Je conclu pour ma part que:
    a) vous n’êtes pas avare de sophisme.
    b) vous considérez les mesures d’insertion par vous proposées comme LES seules mesures d’insertion à prendre. Je crois vous avoir déjà expliquer que, visiblement, vu les chiffres, les mesures d’insertion mise en place par le canton étaient déjà efficaces puisqu’elles l’étaient deux fois plus celles de Winterthur.

    D’autre part, je vous répète que votre attitude à vouloir réglé ce problème (qui selon moi n’en est pas un: des outils efficaces sont en place et un canton de 300′000 habitants peu bien et doit savoir aider 250 travailleurs précaires) sur le devant de la scène pour attirer à vous la couverture médiatique est dangereuse. J’en veux pour preuve la réaction de votre ami banquier qui, sur mon site, fait de 250 personnes en difficulté une société d’assistés. Votre besoin inextinguible de reconnaissance leur a déjà fait plus de mal que votre initiative pourrait leur faire du bien.

    Câlins? Bisous? Allez, les deux!

    • Tiens, je me demande où vous avez pu me lire affirmer que la mesure proposée remplaçait toutes les autres…

      Vous avez montré que le Valais avait proportionnellement moins de personnes à l’assistance sociale, pas que les mesures en place leur permettait d’en sortir plus rapidement.

      Enfin bref, c’est un procès d’intention que vous me faites, vous me prêtez des motivations que vous sortez d’un chapeau.

      Si vous estimez que ma mesure a fait du mal aux gens 1) aptes au travail 2) en âge de travailler 3) sans enfants à charge qui ne travaillent pas et qui sont à l’assistance sociale, et bien alors je me dis qu’on a vraiment un problème.

      Bref, plutôt que de vous embrasser, vous toucher ou vous lécher, je préfère vous proposer de boire un café à la grenette à l’occase. Je bosse à côté, c’est aussi plus convivial.

  17. Cher Monsieur Nantermod,

    Je pense que cette mesure ne peux effectivement pas faire de mal a qui que se soit. Elle est, dans la situation actuelle superflue et inutile.

    Je pense par contre que proposer cette mesure fait du tord et du mal à tout les gens dans la marge qui ne vivent pas, pour des raisons qui leur sont propres, au même rythme que la grande majorité de la société.

    Et, encore une fois, ce n’est pas tant votre mesure que je conteste mais cette mentalité de prof de gym qui veux que: « si on veux, on peux» . Y a des fois où on peu pas. Voilà.

    Pour ma part, je suis au café de la Grenette (majuscule à « Grenette », bordel! C’est une institution.) jusqu’à 1h00.

    Youplala, les poules font pas des chats!

    • Cher Alcazard,

      Je tâcherai alors de passer, sans doute la semaine prochaine, à la Grenette, on pourra poursuivre le débat.

      Cette « mentalité de prof de gym » a parfois du bon. Et en la matière, ma proposition colle tout à fait: seulement ceux qui sont aptes au travail sont soumis à la mesure, et ceux qui restent à l’assistance après un mois de boulot l’obtiennent et ne sont plus astreints à la mesure. Pour les autres (et il y en a, faut croire vu les résultats là où ça a été tenté), quand on a voulu, on a pu. C’est pas si mal me semble-t-il.

  18. Cher Monsieur Nantermod,

    Prenez votre sifflet, je mettrais mon training et mes baskets.

    Tendres pensées

    Alcazard

  19. C’est là tout le problème des politiques. S’envoyer des vannes et étaler ses sarcasmes. En attendant, qui attend qu’on vienne améliorer son sort ? Le Roi ! Celui là même qui a voté pour ces politiques… C’est stérile…


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