Publié par : Philippe Nantermod | mai 7, 2010

Les cours d’Histoire vont changer… dans toute la Suisse romande !

Apprendre et connaître l’Histoire, une victoire du PLR Valaisan

Ce matin, le Grand conseil valaisan a accepté un postulat du PLR que j’ai déposé visant à modifier le contenu des cours d’Histoire dispensés aux écoliers. Trop souvent, les programmes se sont concentrés sur l’étude d’une époque très  éloignée (préhistoire, antiquité) et ignoraient complètement l’étude des faits marquants du XIXe et XXe siècle qui influence pourtant d’une manière beaucoup plus forte et évidente notre quotidien.

L’ignorance dont souffre beaucoup de jeunes est aujourd’hui devenu un véritable handicap pour eux. Pour le PLR, il est inacceptable que des jeunes sortent de l’école obligatoire sans n’avoir jamais entendu parler des révolutions industrielles et soviétiques, des deux guerres mondiales ou encore de la guerre froide. Comment saisir la complexité du phénomène migratoire sans n’avoir jamais entendu parler de la colonisation ? Récemment, on a pu assister dans certaines régions à une montée des fanatismes de tout genre et la propagation des connaissances est certainement le meilleur moyen de lutte contre l’extrémisme.

Grâce au PLR, le Conseil d’Etat a aujourd’hui pour mission de proposer une modification du plan d’étude romand pour améliorer le contenu des cours d’Histoire. Etant donné les nouveaux accords intercantonaux, c’est en effet le programme scolaire de toute la Suisse romande qui devra évoluer pour atteindre ce standard minimum proposé par le PLR valaisan. Il reste à espérer que les Chefs de l’instruction publique romands soient suffisamment sensibles à cette question primordiale.

Le Conseil d’Etat et le Grand conseil acceptent mon postulat sur les cours d’Histoire. Le gouvernement s’engage même, étant donné que le plan d’étude est désormais romand, à travailler à une modification de tous les programmes romands !

La réponse du Conseil d’Etat en PDF

Le postulat d’origine

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Le PLR s’est battu sans succès pour empêcher l’Etat de profiter de l’inflation pour augmenter de manière pernicieuse la fiscalité des classes moyennes et des plus faibles. Sous le terme barbare de progression à froid se cache une augmentation cachée des impôts pour ceux qui se voient soumis à un barème fiscal supérieur malgré une stagnation de leur salaire réel. Le PLR avait proposé une compensation annuelle, permettant une augmentation des revenus réels. Cette proposition a malheureusement été balayée par la majorité.

Le Conseil d’Etat et la commission ont jugé trop compliqué de procéder à une réévaluation annuelle du barème fiscal. Les PME de notre pays n’ont pourtant pas de problème à adapter les salaires au renchérissement toutes les années. Même le Canton du Valais semble bénéficier aussi de spécialistes des outils informatiques puisque les salaires de la fonction publique sont aussi adaptés.

En réalité, la majorité du Conseil d’Etat et la commission soutiennent des augmentations d’impôts sur le dos des familles et des célibataires, sans aucun contrôle démocratique réel. S’il était compréhensible que l’adaptation au coût de la vie était complexe en 1950 lorsque les cartes perforées faisaient leur apparition, force est de constater que les outils informatiques nous permettraient de réévaluer les barèmes toutes les semaines, et de manière automatisée.

Le Conseiller d’Etat en charge a affirmé qu’il ne s’agissait que d’une augmentation fiscale de CHF 10.- par citoyen. Outre le fait que ce chiffre est une caricature, il doit être souligné qu’il correspond à une augmentation annuelle de la fiscalité de CHF 3’000’000.- sans qu’aucun contrôle démocratique ne soit possible !

Le taux d’indexation a toutefois été ramené de 10 à 3%, suite à une motion du PLR déposée en 2009. L’injustice est ainsi moins grande mais elle persiste !

Communiqué du PLR du 6 mai 2010.

Publié par : Philippe Nantermod | mai 4, 2010

ZEB 2, quelles sont les mesures entreprises par le Conseil d’Etat ?

Question au Conseil d’Etat déposée le 4 mai 2010 pour le groupe PLR

L’Office fédéral des transports s’apprête à mettre en consultation son plan ZEB 2 (ou Rail 2030) concernant les investissements ferroviaires jusqu’en 2030. Vendredi, on a encore appris que les cantons allaient être consultés concernant un éventuel report de certains projets !

Après le ratage complet de la Suisse romande avec ZEB 1, qu’entreprend le Conseil d’Etat pour s’assurer que la modernisation de la ligne du Simplon soit une priorité d’investissement et puisse être réalisé avant le programme Rail 3000 ?

Publié par : Philippe Nantermod | mai 3, 2010

Le grand réveil de la COMCO

Migros a acquis Denner. Coop a racheté Carrefour. Les cartels démantelés durant les années 1990 ont une fâcheuse tendance à laisser la place à des concentrations d’entreprises que le consommateur observe d’un mauvais œil, et avec raison.

Durant des années, on a pu constater que la Commission fédérale de la concurrence (COMCO) manquait cruellement d’ambition et de volonté d’agir. Le rejet de la fusion Orange – Sunrise reflète peut-être une heureuse inversion de tendance…

Le refus d’autoriser la fusion est réjouissant sous deux angles. Le premier concerne la primauté du politique sur les multinationales. Si le simple péquin dispose du droit d’ouvrir une épicerie ou un salon de coiffure, il ne nous est pas permis d’installer des antennes et de vendre des abonnements de téléphone mobile. En 1998, lors de l’ouverture du marché des télécommunications, l’Office fédéral de la communication (OFCOM) avait décidé souverainement que trois opérateurs se partageraient le marché du GSM et avait mis au concours trois concessions idoines, ni plus, ni moins. Swisscom, Orange et Sunrise (Diax à l’époque) ont fait le choix de se lancer dans la bataille, en connaissant par cœur les règles du jeu.

Il est extrêmement regrettable de constater que l’OFCOM était prêt il y a six mois à laisser sa politique démolie par le choix de deux des trois concurrents. Si Orange et Sunrise ne s’accommodent pas des règlementations de droit public et des décisions de l’organe régulateur, libre à eux de quitter le marché. J’ai été très surpris, pour ne pas dire déçu, de constater que le Département de Leuenberger était prêt à laisser deux multinationales dicter la politique de télécommunications de la Confédération.

Les arguments invoqués par les deux opérateurs me laissent pantois. Outre les prétendues économies d’échelles que les opérateurs pourraient réaliser en fusionnant (qui justifient aussi les plans quinquennaux et les kolkhozes), les deux sociétés invoquent les possibilités d’investissements plus importants en se regroupant. Orange et Sunrise, qui sont tous les deux des géants européens de la télécommunication, se plaignent de ne pas disposer de la masse critique pour procéder à des investissements massifs en Suisse. Est-ce qu’ils se moquent de nous ? J’ai beau retourner le problème dans tous les sens, je n’arrive pas à comprendre comment ces mêmes entreprises parviennent à équiper des anciens pays de l’URSS en quelques mois mais ne peuvent pas consentir aux investissements dans un marché géographiquement petit mais riche et accro aux nouvelles technologies comme la Suisse, de surcroît dans lequel ils peuvent se permettre de pratiquer des tarifs exorbitants en comparaison internationale.

En fusionnant, Orange et Sunrise s’assurent avant tout une « concurrence tranquille » face à Swisscom, impliquant une diminution du coût des investissements et la garantie de ne pas trop bousculer le marché. Nous pouvons aujourd’hui espérer que la COMCO agira avant autant de célérité dans d’autres circonstances, pour éviter que les consommateurs ne soient trop souvent pris dans la tenaille de duopoles que l’on pourrait presque qualifier de nouveau modèle économique helvétique.

Publié par : Philippe Nantermod | avril 22, 2010

076, 078, 079 : la COMCO a pris la bonne décision

Communiqué des jeunes libéraux-radicaux suisses

Les jeunes libéraux radicaux suisses félicitent de la décision de la Commission fédérale de la concurrence de refuser à Sunrise et Orange le droit de fusionner. Le marché des télécommunications GSM n’est pas comparable aux autres secteurs : soumis à la surveillance publique, le droit d’exploiter un réseau téléphonique s’obtient par l’octroi d’un concession. Or, le nombre de concession a été arbitrairement limité à trois, nombre considéré comme optimal pour assurer une bonne concurrence. Il convient de lutter avec force contre les tendances à la concentration du marché au nom d’illusoires économies d’échelles.

Les Suisses ont trop souvent assistés à une concentration du marché au nom d’une baisse des prix par une augmentation de l’efficacité. C’est au contraire la concurrence qui a permis de voir les tarifs des télécommunications s’effondrer. Affirmer qu’une concentration du marché permet une diminution des tarifs et une augmentation de la qualité du service est tendencieux.
Décider de diminuer ou d’augmenter le nombre de concessionnaires est une décision politique. Dès lors, il eut été inacceptable de laisser deux opérateurs privés disposant d’une partie de la puissance publique, de choisir la politique fédérale en matière de télécommunications. On ne peut que regretter que l’Office fédéral de la communication n’ait pas pris les devants et ne se soit pas opposé d’entrée de jeu à ce que les acteurs privés dictent les choix politiques en matière de télécommunications.
Cela étant, les jlrs se réjouissent de constater que la COMCO s’inquiète de voir les secteurs économiques se concentrer. Au nom du libre marché et de l’innovation, il est satisfaisant de voir que les autorités de surveillance de la concurrence agissent enfin et prennent les mesures qui s’imposent pour éviter de nouvelles concentrations économiques dont le seul perdant est le consommateur.

Contact
Brenda Mäder, présidente, 078 879 54 74
Philippe Nantermod, vice-président, 076 584 34 22
Daniel Consuegra, vice-président, 079 563 06 53

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